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Sortie compet à Climb Up Aubagne : résumé !

Ce dimanche 16 mars le soleil avait enfin chassé les nuages et le mauvais temps persistant de ces derniers jours. Nous aurions sans  doute apprécié flâner au pied d’une falaise à savourer les derniers rayons d’un soleil d’hiver mais le planning en avait décidé autrement. Aujourd’hui, avec les jeunes des groupes compèt, nous avions rendez-vous au Climb Up d’Aubagne pour une séance entièrement sur résine, une valeur sûre pour s’en mettre plein les bras. 

Il est 8h30 pétante et, après avoir optimisé les véhicules, nous  quittons Cagnes pour une fois de plus profiter de l’offre pléthorique d’escalade indoor qu’offre les Bouches du Rhône. Comme annoncé par le GPS 1h45 est nécessaire pour rejoindre le parking de notre salle. Après s’être acquittés de nos droits d’entrées, nous filons dans les vestiaires et mettons nos baudriers. Ce matin, au grand dam des plus jeunes, la « difficulté » est à l’honneur. De longues minutes plus tard, lorsque le trio de choc l’a enfin daigné, nous voilà réunis pour les dernières consignes. Aujourd’hui les compétiteurs vont se rapprocher au maximum de ce qui les attend le week-end prochain et vont, après s’être échauffés, essayer à minima 4 voies difficiles.
 
 
Les plus jeunes prennent les enrouleurs d’assaut et sont très vite bouillants. Boris se jette sur le 6c le plus athlétique et montre ses ambitions. Maya, Mélia et Romane déroulent dans les différents 6b tandis qu’Esteban C récite ses gammes tout en faisant office de traducteur pour Kristina qui parle peu le français et moi fort mal l’anglais. Les afficionados du bloc que sont Léon, Esteban R et Baptiste prennent leur mal en patience et réalisent tout de même de belles choses. Romain ne se laisse pas impressionné, il grimpe et enchaîne en tête plusieurs 6b. Emma est la première à se frotter aux choses très sérieuses en se lançant dans un 7b qui lui fait de l’oeil. Elle franchit les premiers mètres délicats puis déroule dans la section centrale sur bonne prise avant de se battre avec les derniers mouvements où les deux réglettes finales auront raison de sa bonne volonté. Excellent run ! Tu as été au bout de l’effort en acceptant une potentielle chute, tu fais preuve d’une bien belle attitude dont on devrait tous s’inspirer.
 
 
D’ailleurs Mani ne se fait pas prier et après s’être encordé va défier cette même voie. Il monte haut très haut et avec l’aide du « flash » d’Emma et des  encouragements des camarades il enchaîne la voie. Bravo ! Boris en bon chasseur de croix est déjà dans les starting-blocks et aucune difficulté se semble pouvoir stopper son ascension, il se joue avec élégance et fluidité des différentes sections et va toper la voie avec une étonnante facilité. Baptiste, même s’il grimpe en dessous de son niveau, fait plaisir en acceptant de grimper en tête pendant que Maya et Mélia sont montées d’un cran en essayant et en réussissant un 7a avec brio. Romane et Rose enchaînent un 6c+ physique avant de se faire cueillir dans un 7a aux prises un peu trop rondes et plates, des préhensions difficile  pour de petites mains.
 
 
Il est bientôt 13h, nos ventres gargouillent mais Lia souhaite remplir le contrat en faisant les 6 voies demandées ce matin. Elle s’élance dans le 7a jugé faisable par les copines, tout en technique elle parvient dans le dernier quart de la voie où il lui faut résister. Malheureusement, peut être un peu juste physiquement, elle tombe mais en ayant engagé son mouvement, sans avoir renoncé avant de choir. En tant que grimpeur qui sait à quel point la peur est un facteur limitant, je tiens ici à te féliciter pour tes nombreux « vols » de ces dernières séances. Parfois la chute est plus profitable que la croix et il me semble bien que c’est le cas aujourd’hui.
 
 
C’est là-dessus que nous enlevons nos baudriers et allons profiter du soleil pour une pause déjeuner bien méritée. 45 minutes sont suffisantes pour s’alimenter, boire et ainsi avoir les batteries rechargées pour aller affronter les quelques blocs proposés. Lors de la reprise, le même petit événement survient : nous sommes tous sur les tapis excepté les trois drôles de dames. Nous en avons parlé mais j’en rajoute ici une couche, ne serait-ce que pour que la vie d’un groupe fonctionne et que personne ne soit agacé par le comportement d’autrui, il me semble nécessaire que chacun fasse l’effort de ne pas pénaliser les autres. Ici, c’est une histoire de timing mais cela est valable dans tous les domaines. Une fois la petite remontrance passée et le code couleur appris (rose, jaune, vert, bleu, violet ,rouge, blanc, noir) les jeunes sont boostés à fond et pour cause, cet après-midi nous faisons du bloc !
 
 
Les plus jeunes foncent tête baissée et réalisent déjà quelques parcours difficiles. D’autres sont plus stratégiques et observent avant d’agir. Kristina s’acharne dans un violet mais un mouvement dans le début du bloc semble rédhibitoire. Malgré de grosses lacunes en terme de lecture, le très jeune et talentueux Léon fait parler la poudre et enchaîne les blocs. Très, voire trop rapidement. Esteban R, Boris et Mani ne sont pas en reste, ils empilent également quelques blocs extrêmes. Chez les jeunes filles, Maya s’applique et vient à bout d’un bon nombre de blocs durs pendant que le trio Romane, Rose, Mélia fait aussi des croix, hélas entrecoupées de période moins productive. Romain se bagarre dans les blocs bleus et dans un instant de grâce top un violet. Emma s’acharne dans les blancs avec, il me semble, au moins trois bloc topé. Machine !
 
 
Esteban C peste fort dans une dalle où il doit s’étendre au maximum et donc lâcher un peu trop de pression au niveau du pied ce qui l’amène à « zipper » de manière récurrente. Lia qui avait pourtant bien commencé sa scéance, à l’impression de n’être plus bonne à rien et s’enferme un poil dans une spirale négative. À contrario Baptiste, qui est en pleine progression vole sur les prises. Jusqu’au niveau rouge, tous les blocs sont une formalité et les blancs lui prennent à peine quelques essais.
 
 
L’heure a passé et il faut désormais penser au chemin retour. Presque deux heures sont nécessaires pour retrouver nos quartiers. Il est temps pour moi de faire le bilan de cette journée. De manière globale, je dirais que les jeunes, malgré leur réticence en début de matinée, ont fait plus que demandé, qu’ils se sont bien investis dans leurs voies et qu’ils ont assez bien accepté le risque de chute. Les points d’amélioration restent évidemment multiples mais aujourd’hui, il m’a paru flagrant que vous négligez largement la lecture des voies et même des blocs. Je crois savoir que vous vous appliquerez un peu plus lorsqu’il y aura de l’enjeu comme lors d’une compétition. Cependant je vous recommande de vous habituer à ce type d’exercice de la même manière que l’on entraîne sa condition physique. S’entraîner c’est répéter les mêmes actions indéfiniment, c’est peut être rébarbatif mais c’est ainsi. Le physique, la technique, le mental et la tactique, eux même divisés en sous catégories, sont les quatres grands axes sur lesquels vous pouvez travailler et ainsi progresser. De manière générale vous êtes bons dans ces deux premiers domaines mais négligez souvent les deux derniers. Vous avez tous un beau potentiel qui fera de vous de bons grimpeurs alors mettez encore un peu plus à profit votre investissement et vos longues heures d’entraînement en devenant de fin stratèges et ainsi avoir la panoplie du grimpeur complet. Merci aux parents accompagnateurs pour votre bonne humeur. Au plaisir de partager de nouvelles journées avec vous.
 

Résumé de la sortie adultes à la Turbie

Pour ce premier week-end de février les adultes du club de l’US Cagnes avaient pour ambition de grimper sur l’un des plus beaux calcaire du département en se rendant à Peillon et plus précisément sur le secteur « Jardiland ». Nous sommes donc dimanche matin sur le parking du parc Sauvaigo, il est presque 9h et nous attendons l’arrivée des derniers inscrits à la sortie. Nous parlons de la pluie des derniers jours et, selon la météo, du beau temps qui devrait s’installer dans la matinée. Pour l’heure l’ambiance est humide et nous avons quelques incertitudes sur la possibilité de pratiquer notre activité préférée sur un caillou sec. La question se pose, doit-on revoir les plans ? Après un instant de réflexion, nous optons pour la valeur sûre lorsque les jours précédents ont été pluvieux : le secteur de la Loubière situé à la Turbie.

Après avoir bondé quelques véhicules de la grosse vingtaine de personnes que nous sommes, nous prenons route et nous retrouvons sur le petit parking sur lequel nous jouons à tetris afin que tout ce beau monde puisse disposer de sa place de parking, les uns bloquant les autres, le dernier n’ayant pas vraiment intérêt à perdre ses clés. C’est le moment que choisit Éric pour agrandir sauvagement un trou déjà conséquent dans mon pantalon, le début d’une longue journée de joutes verbales. Nous nous chargeons de cordes et dégaines puis arpentons le chemin montant en un petit quart d’heure à la falaise. Nous établissons un camp de base plus ou moins au milieu de la falaise et nous nous regroupons sur la gauche là où les voies sont longues et abordables, parfaites pour l’échauffement.

C’est ainsi que Xavier, Philippe, Brice, Cécile, Roxane et bien d’autres se lancent à l’assaut des premiers relais. Dans ces voies prisues, personne ne rencontre de difficulté majeure et bientôt les 10 voies les plus à gauche sont toutes équipées de cordes vertes ou rouges. Les seconds de cordée peuvent désormais s’exprimer durant les 30 à 40 mètres d’escalade que chaque voie propose. Gautier, éternellement en short t- shirt, s’occupe de monter la corde dans « L’oblique » un 5c ainsi que dans le 6a « Sourire », toutes deux patinées et aérées. Vous l’aurez compris des voies d’époque ! Cécile, courageuse et sans excuse, va défier en tête « l’Olivier ». Elle libère la première longueur en 6a mais bute dans le crux de la seconde pendant que Thomas, toujours avide d’ascension verticale déroule dans  » A la bonne franquette » un 5c interminable. Lucie se refait la main et les muscles à l’assurage en se demenant pour faire passer une corde de collectivité dans un grigri 2… Jean Pierre nous rejoint et se met dans le rythme en enchaînant rapidement plusieurs longueurs pendant que la discrète Laura, accompagnée du volubile Xavier s’essayent dans  » Pédale douce » le 6c du secteur.

La petite aiguille tourne mais quelques monomaniaques refusent de s’alimenter sous prétexte qu’ils n’ont pas encore assez rentabilisé la matinée. Cependant, une petite heure plus tard, les lois biologiques l’emportent et nous nous retrouvons au centre de la falaise pour croquer dans nos sandwichs. Michèle s’occupe du dessert en nous partageant un sapide gâteau chocolat-framboise qu’elle nous a préparé avec amour. Le retour aux activités est marqué par un évènement : une assemblée de 10 personnes observant l’intrépide Roxane en grande difficulté pour clipper le deuxième point de « l’Oblique ». Les encouragements fusent et elle finit par se sortir de ce mauvais pas en mettant le doigt dans le scellement. Les puristes crient au scandale mais l’essentiel était bien de se sauver.

C’est à mon tour de m’élever un peu afin de prendre quelques clichés du haut où Xavier et Philippe seront mes principaux sujets du jour. Pour redescendre je profite de ce dernier, nous sommes donc Phillipe et moi d’un côté de la corde et Roxane de l’autre, sans surprise elle ne fait pas le poids et « s’envole » si facilement que cela la rend hilare. David, qui entend tout cela vient à la rescousse pendant que Madame la Présidente juge plus utile de photographier la scène. Julien qui, jusque là, faisait plutôt du tourisme chausse ses chaussons, se joue des prises toutes patinées et libère à son tour. Il sera suivi par Matthieu.

Le soleil que l’on attend depuis longtemps apparaît seulement et nous fait dire que nous avons, ce matin, pris la bonne décision. Sur la gauche de la falaise pas mal de candidats dont Eponine et un autre Matthieu s’essayent dans  » Shanbhala », un 6a qui se joue tout là haut, à 35 mètres du sol. Eric et Stefano terminent leur séance dans  » La directe monégasque ». L’horizon est désormais dégagé mais la journée touche à sa fin, un petit groupe discute manips pendant que les autres rangent le matériel. Le compte est bon ? Euh je crois ou pas. Nous descendons le chemin nous rapprochant de nos véhicules laissant dernière nous une journée pleine de taquineries, de camaraderie, d’enthousiasme et d’escalade. Ce fût un véritable plaisir, merci à tous et à très bientôt !

Sortie adultes à Bonson

Ce dimanche 12 octobre le club proposait une sortie pour les adultes sur la séduisante falaise du village de Bonson, située à l’entrée de la vallée de l’Estéron.  Après avoir récupéré le matériel accompagné de Roxane et d’Alexis nous nous rendons à Sauvaigo où bon nombre d’inscrits sont déjà présents, papotant en attendant les derniers. Après quelques ajustements de covoiturage nous prenons la route et arrivons dans un timing parfait pour retrouver le reste du groupe venu directement sur place.

Au parking, un petit courant d’air frais nous rappelle que nous sommes au coeur de l’hiver et que notre étoile solaire est indispensable au bon déroulement d’une journée en falaise. Après l’habituelle répartition du matériel nous entamons la marche d’approche. Celle-ci a le mérite de nous réchauffer… Le sentier s’élève tranquillement durant une vingtaine de minutes et nous fait bénéficier d’une vue imprenable sur ce charmant petit village.  A 10h30 nous voilà tous au pied du ce bout de caillou.

Malheureusement pour nous celui ci est exposé ouest et, à cette heure-ci, le soleil vient à peine lécher le haut de la falaise…. C’est dans ces conditions que tout le monde s’équipe de son matériel et voilà qu’entre autres David, Laura, Thomas, et Thibaud s’encordent et parcourent les premiers mètres de « Concerto pour barre à mine », « Première pression », « Caviar » et « Technique des plaques », les voies les plus faciles du secteur situées au centre de la falaise. Inévitablement, tous ces courageux grimpeurs sont pris d’une « onglée », leurs doigts sont gelés et la sensation aux contacts des prises est inexistante. Pour parer à ces maux la technique est universelle, on se pend dans la corde et on met les mains autour du cou, sous le t-shirt ou encore sous les aisselles. Seul Gautier littéralement en short et en t-shirt, insensible, se moque du froid. Eric, Alexis, Olivier et Sigrid semblent avoir trouvé le meilleur endroit sur l’extrême gauche de la falaise, là où le soleil chauffe le plus. Ils grimpent dans « Acuna Matata » et « Pomponette », deux courts 6a néanmoins agréables. L’heure passe et les températures deviennent vivables. Saliha, Florian, Sandra, Xavier, Sabine et Roxane peuvent maintenant s’exprimer dans les différentes voies ouvertes par les premiers de cordées.

La matinée passe et les estomacs ont faim, nous nous rassemblons sur la droite de la falaise avec désormais un beau soleil réchauffant les cœurs. Sandwichs, salades et biscuits sont avalés rapidement et tout ce beau monde est bien déterminé à aller se frotter à des voies un peu plus exigeantes comme « Sourire », « Les disciples du zouzou » et « El n’ose », toutes trois 6a+ ainsi que dans « Ainsi parlait Lou padré », un 6b dans lequel le relief se fait rare. Durant la matinée, l’arrivée de quelques groupes autonomes fait sensiblement augmenter le taux de fréquentation, une grande partie des voies est occupée et nous avons le plaisir d’assister au franc succès de cette modeste falaise. Pendant que Saliha et Florian  grimpent un 6a sur la gauche de la falaise, Sabine préfère réciter ses gammes au centre. À droite, ça se bagarre fort dans les voies citées précédemment avec un joli taux d’enchaînement. Gautier va même affronter « Urepsoïdes », un 6c+ tout lisse qui le fait pester. Sigrid et Olivier s’en vont, comme à leurs habitudes, un peu précocement histoire sans doute de s’affranchir du rangement et du portage des cordes. Xavier termine sa journée dans « La roue du moulin », une voie qu’il gravit en tête. Il est suivi par Laura qui grimpe à la vitesse de l’ombre qui, inexorablement, gagne du terrain. Lorsqu’elle redescend, le secteur entier s’est obscurci et les températures ont dégringolé. Il est temps pour nous comme pour les autres de faire les sacs et de retourner dans nos réconfortantes chaumières.

Merci à tous d’être venus diffuser votre bonne humeur, je vous donne rendez-vous le 2 février à Peillon pour de nouvelles aventures.

Sortie du dimanche 2 février

Bonjour à toutes et à tous,

Le club organise une sortie pour les adultes, au secteur Jardiland à Peillon.

Le rendez vous est à 9h au parc Sauvaigo ou 9h45 sur place.

Ce secteur nous réserve des voies d’une belle ampleur sur un calcaire parfait dans un cadre privilégié. Venez nombreux !

Pour vous inscrire veuillez cliquer sur le lien ci dessous.

Bien à vous

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Retour sur la deuxième manche du challenge Berhault à Roquebillière

Ce dimanche 15 décembre le club La roche aux abeilles organisait la deuxième manche du challenge Berhault, une belle occasion de réunir la très grande majorité des jeunes grimpeurs des Alpes-Maritimes. Trois ou quatre voies étaient proposées en fonction des différentes catégories. Pour les catégories U10 et U12 un deuxième essai était permis dans la limite du temps imparti.

Parlons tout d’abord des garçons de moins de 10 ans. Dans cette catégorie nous avons deux représentants, d’abord Paul qui évolue en loisir et qui vient ici, en priorité, pour se faire plaisir. Il réalise les deux premières voies sans grande difficulté. Dans la troisième le niveau monte d’un cran mais Paul, à l’énergie débordante, fait de son mieux et tombe dans le dernier tiers de la voie. La dernière est encore plus dur, il parvient tout de même à se hisser jusqu’à la moitié des difficultés. Paul termine à une satisfaisante 9 ème place. Vient maintenant le tour du tout jeune et talentueux Léon. Celui-ci ne fait pas de détails et « tope » les quatres voies proposées par les ouvreurs mais cela ne suffit à gagner sur le champ. Deux de ses camarades ayant réalisé la même prestation, une finale est organisée. Alors qu’il est plutôt dans la position de favori, Léon dans un mélange de précipitation et d’imprécision tombe prématurément. Il laisse malheureusement échapper la première place mais n’usurpe pas sa réputation et ce surnom qui lui va à merveille : Léon Poulidor !

Parlons maintenant des filles de moins de douze ans, une catégorie où le club est fortement représenté. Il y a d’abord Clara qui est la toute première compétitrice à s’élancer ce qui augmente sans doute la pression. Elle tope la première voie et s’offre une papillote disposée dans un casque accroché au relais. Avec brio elle atteint également la prise finale de la deuxième voie. Dans la voie 3 et 4 les difficultés sont un peu trop corsées pour que Clara puisse  réellement s’exprimer. Elle termine à la 18 ème place. Vient maintenant Kaya qui atteint facilement les deux premiers relais. Dans la troisième voie elle s’applique et monte haut jusqu’à venir buter dans le devers final. La quatrième voie est vraiment dure mais Kaya se démène jusqu’à un crux marqué qui l’a fait choir. Elle acquiert une honorable 8 ème place. Il me reste à parler du trio de choc en commençant par Stella qui après être montée aisément en haut des deux premières voies se lance dans la troisième. Le fameux dévers final l’accueille mais Stella le négocie parfaitement, reste à conclure en allant attraper la dernière prise et c’est au prix de nombreux efforts qu’elle y parviendra. La voie quatre est malheureusement trop complexe mais Stella avec ce beau parcours monte sur la troisième marche du podium. Bravo ! C’est maintenant au deux copine du groupe compétition de se départager, j’ai nommé Maya et Romane. Ces deux jeunes filles n’ont que peu de difficulté à sortir les deux premières longueurs, tout se jouera donc dans l’ultime voie. Maya est la première à s’élancer et à l’aide de son application et de sa précision elle s’élève jusqu’à frôler la dernière prise. Romane s’encorde puis grimpe avec beaucoup de dynamisme, alors qu’elle semble en capacité de toper, Romane tombe de manière inattendue en allant chercher l’avant dernière prise. Il lui reste 45 secondes pour jeter toutes ses forces dans un deuxième essai, en vain. Romane prend donc la médaille d’argent et Maya s’offre la plus haute marche du podium. Bravo les filles !

Place aux U12 garçon où nous avons quatres représentants. Tout d’abord Tom qui en réalisant les deux premières voies commence bien sa compétition. Il monte très haut dans la troisième avant de se faire cueillir dans le pas de bloc de la dernière. Tom termine au 17 ème rang. Félix réalise également les deux premières longueurs avant de s’écrouler un peu dans la troisième. Il se ressaisit dans la dernière en réussissant le début de la section dure. Félix s’octroie la 16 ème place. Vient maintenant le tour d’Esteban qui en bon athlète randonne les trois premières voies. Tout va donc se jouer dans la dernière. Esteban se hisse jusqu’aux difficultés finales mais tombe malheureusement à rien de la dernière prise. Il se classe 6 ème au porte d’une finale qui réunissait les cinq premiers. Enfin reste Boris qui est venu fièrement assumer son statut de favori. Rien ne se passe dans les trois premières voies et à peine doit il s’employer pour toper la quatrième mais il se trouve que quatres autres concurrents réussissent le même exploit. Comme dit précédemment nous avons donc le droit à une finale à cinq participants. Celle-ci est en terme de niveau très relevée, chacun à sa carte à jouer et Boris joue la sienne à fond. Grâce à ses multiples qualités, il tope la voie de finale et, comme à son habitude, ramène une coupe de plus à la maison. Machine !

Nous arrivons maintenant chez les plus grand où une composante de plus vient s’intégrer, à partir de ces catégories les compétiteurs doivent grimper en tête. Nous commençons avec les U14 filles où nous avons également quatre représentantes. D’abord Anaïs qui réalise brillamment les deux premières voies ce qui est déjà une satisfaction. Malheureusement elle tombe prématurément dans la troisième avant de se ressaisir dans la dernière en effectuant une belle prestation. Elle prend une honorable 16 ème place. Anaïs tu peux être fière de toi et de ta belle progression. Bravo ! Viens maintenant Lya qui n’aime pas beaucoup l’idée de grimper au dessus du point. Malgré cela elle tope les deux premières voies mais échoue à rien du troisième relais. Lya fait une belle montée dans la quatrième mais cela ne suffit pas pour recoller avec les meilleures. Elle termine sa compétition au 12 ème rang. C’est au tour de Rose de défendre les couleurs du club. Celle ci ne fait qu’une bouchée des deux premières voies et gère parfaitement le dévers de la troisième et va ainsi attraper la dernière prise. Dans la dernière voie proposée elle perd un temps précieux pour clipper la dégaine à l’amorce du crux mais Rose est pleine d’énergie. Elle résiste jusqu’à l’antépénultième prise qui la fera définitivement choir. Grâce à ce beau parcours Rose se classe 8 ème. Enfin c’est au tour de Mélia qui à l’instar de Boris n’est pas venue faire de la figuration. Comme prévu Mélia réussi aisément les trois premières voies. La dernière sera déterminante car beaucoup de compétitrices sont allées très haut mais personne n’a touché la dernière prise. Mélia parcourt les premiers mètres puis se hisse jusqu’au crux qu’elle négocie avec brio, la suite n’est que résistance jusqu’au dernier mouvement dans lequel elle doit dynamiser afin d’attraper la dernière prise pour clipper le relais et ainsi empocher la première place. Bravo !

Chez les U14 garçon seul Mani défend fièrement les couleurs cagnoises. En bon grimpeur il randonne les deux premières voies avant de se frotter aux choses sérieuses. Malgré une légère fébrilité il clippe le troisième relais et s’encorde au pied de la quatrième. Le podium se joue ici et Mani fait son maximum, mètre après mètre il s’élève pour enfin attraper la dernière prise et ainsi faire le grand chelem. Là encore un concurrent réalise la même prestation, une finale doit les départager. Dans cette voie de finale Mani se sublime en grimpant propre. Il clippe la dernière dégaine et le public se met à y croire. Malheureusement la dernière section aura raison de ses forces et il tombe à rien du relais. Tout comme son frère Léon, Mani s’offre la médaille d’argent. Toutes mes félicitations, tu as réalisé une super compèt !

Chez les grandes de moins de 16 ans nous avons trois représentantes et notons qu’à partir de cette catégorie seules trois voies sont proposées. D’abord Léane qui avec son niveau et son expérience sur le circuit national est clairement venu jouer la gagne. Elle se promène littéralement dans les deux premières voies et s’apprête à faire de même dans la troisième. Léane s’élance, clippe la deuxième dégaine puis zippe de manière inattendue, elle reste de longues secondes stoïque, inerte, comme si un éléphant rose venait de traverser le gymnase. Pas de coupe pour aujourd’hui mais une belle leçon à retenir: rien n’est jamais acquis. Léane se classe 6 ème. Viens maintenant Lia et Hanaé qui à l’aide de leur technique évitent les zippettes et vont donc sans souci toper les deux premières voies. Malgré la difficulté de la troisième, les deux jeunes filles récitent avant de s’engager dans le dernier mouvement dynamique qui leur permet d’attraper la dernière prise et de clipper le relais. Ici encore  quatre autres candidates ont réussi la même performance et une nouvelle finale est organisée. Nos deux Cagnoises font le spectacle et éliminent la concurrence en topant une nouvelle fois. Le chronomètre doit départager les deux copines et c’est Hanaé qui l’emporte pour quelques secondes. Bravo les filles !

Chez les U16 garçon nous avons Noa qui après avoir réalisé la première voie tombe précocement dans la seconde. Il se ressaisit dans la dernière et termine au 13 ème rang. Il y a également Monsieur Esteban C qui après avoir réussi la première voie doit sortir de sa zone de confort pour aller chercher le deuxième relais. Dans la troisième il fait bonne impression mais, au fil des mètres, l’intensité se fait trop forte et Esteban tombe. Il se classe 8 ème.

C’est maintenant au tour des presque adultes de se départager. Chez les filles nous avons Endy et Emma. Cette première rentre bien dans sa compétition en réussissant les deux premières voies. Dans la troisième Endy est loin d’être ridicule mais pour une prise échoue aux portes de la finale. Elle prend la 5 ème place. Reste Emma qui a de grandes ambitions et se donne le droit d’espérer en accédant à la finale grâce à deux tops et d’une très belle montée dans la troisième voie. Ici aussi quatre concurrentes doivent se départager dans une finale. Emma, comme à son habitude, donne tout mais cela n’est malheureusement pas suffisant et elle doit se satisfaire de la 2 ème place. Bravo Emma !

Pour conclure nous avons les U18 garçon, catégorie dans laquelle évolue Esteban P. Celui-ci tope la première voie et se démène dans les deux suivantes. Il termine à la 7 ème place. Enfin Bastien accompagné de son air débonnaire est venu sans prétention mais non sans ambition. Il s’affranchit de toutes les difficultés et clippe le relais des trois voies. Encore une fois d’autres ont fait de même et une ultime finale est déclarée. Bastien hisse son niveau et sans autre forme de procès il remporte la finale ! Bravo Bastien et merci pour cette belle surprise.

La journée a été longue et la nuit s’installe, il est temps pour les derniers compétiteurs de quitter les lieux pour retourner à l’entraînement et ainsi revenir plus fort. Merci à tous pour cette belle journée, merci aux organisateurs, aux bénévoles, aux ouvreurs, aux parents et bien sûr aux enfants qui donnent du sens à notre métier. Je vous donne rendez pour la prochaine manche à St Jeannet le 2 février.

Sortie jeunes à la Turbie

Bonjour à toutes et à tous,

Le club organise une sortie au secteur « les surplombs » le dimanche 8 décembre.

Cette sortie concerne les groupes de 2 à 4.

Pour avoir  le privilège d’user vos chaussons sur ce site historique, il vous suffit de remplir le formulaire ci-dessous.

Pensez à adapter votre tenue en fonction de la météo.

En espérant vous y voir nombreux

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Sortie falaise adultes à Big Ben

Ce dimanche 10 novembre le club organisait une sortie adulte à la Turbie. Nous nous retrouvons donc au parking de la tête de chien un peu avant 10h et prenons le sentier touristique. Nous montons jusqu’au petit col. Ici l’horizon se dégage, nous surplombons Monaco, Cap d’ail, Roquebrune et pouvons contempler jusqu’au delà de la frontière italienne. De là le chemin descend, une vingtaine de minutes nous seront nécessaires pour rejoindre les secteurs convoités : Le Gentil et Big Ben.

Rapidement les voies sont prises d’assaut, il faut dire que nous sommes 25 et que nous envahissons quelque peu l’endroit. Jean Luc, Phillipe, Brice et David sont les premiers à grimper, ils ont pour mission d’installer des moulinettes pour permettre à l’entièreté du groupe de profiter de ce superbe calcaire troué. Après réflexion Aude se lance courageusement dans « Cathy essence de myosotis », un 5c alternant dalles et surplombs. Pendant ce temps certains sont déjà partis à la grotte de Big Ben, le secteur voisin. Sigrid et Olivier se régalent dans  » bio taupe » un 6a agréable finissant sur une colonnette caractéristique. Alexis monte les paires dans « encore bêtement », un 6b marqué par un crux dans son départ et Gautier fait de même dans « Colo en coulisse » le 6c majeur de la grotte. Côté « gentil » tout le monde est désormais en action. Florian goûte pour la première fois aux joies de la falaise en découvrant les difficultés liées à l’itinéraire. Jean Rémi qui fait également partie des plus novices se démène afin de trouver les pieds les plus adéquats. Hélène bénéficie des moulinettes et profite de la vue à chaque relais. Sabine prend son courage à deux mains et grimpe en tête dans « Big Ben » le 4+ éponyme du secteur, elle sera suivie par Thibault. Peu avant la pause méridienne Gautier met un deuxième essai dans « colo en coulisse » et, à l’aide d’un cri s’apparentant à un rugissement, enchaîne la voie.

Il est maintenant l’heure de manger et, afin de partager un moment ensemble, nous nous entassons dans la grotte. Lorsque salades et sandwichs sont engloutis, Aude, qui est plus qu’une maman pour nous, partage une fois encore ses différents gâteaux aussi succulents que nourrissants. Le temps coule et manger ne remplit pas une vie, nous envisageons de retourner à nos activités. Cet aprèm l’idée est de dépasser ses appréhensions en allant défier l’incontournable pendule de Big Ben. Sandra se propose en crash test histoire de vérifier l’immuabilitée des lois de la physique. Il faut préciser qu’en fonction de la témérité des candidats, différents étages sont possibles. Pour sa part, Sandra monte haut, très haut puis se met en place sous le regard interrogateur des néophytes et, après avoir respiré un bon coup, s’élance… Sandra laisse échapper un petit cri et, avant que le ballant s’estompe, reçoit les ovations d’un public conquis. Désormais c’est au tour de Roxane pour qui l’exercice s’apparente à un vrai défi. Elle monte au premier étage et s’inquiète. Quoi ? Vraiment ? Mais ça fait peur ! Roxane tergiverse puis lors d’un simulacre de compte à rebours, elle s’affole et fait si bien les gros yeux qu’elle en fait s’esclaffer l’assemblée. Elle reprend un peu ses esprits mais comprend qu’il va falloir y aller. Ce coup-ci nous décomptons ensemble, Roxane s’agrippe à la corde puis, à l’aide d’un hurlement, se jette. S’ensuit des acclamations bien méritées et un retour sur la terre ferme synonyme de sécurité. C’est au tour de Gautier qui, en bon bonhomme, se décide à monter au dernier étage et se lance dans la seconde sans bruit et sans émotion… Trop facile ! Olivier et David y vont aussi mais là encore le challenge est trop aisé pour des experts de leur trempe. Suit Laura qui souhaite se remémorer les bons souvenirs de l’an passé. Elle monte tranquillement au premier puis s’élance sans autre forme de difficulté. Alexis clôture la séance en se jetant de tout en haut…

Pendant ce temps au secteur du « Gentil » l’autre partie du groupe grimpe tranquillement des voies sous l’oeil bienveillant de Phillipe et Jean Luc. Je profite de l’occasion pour les remercier, merci à vous de partager vos compétences et d’accorder toujours beaucoup d’attention à tous ceux qui en ont besoin. La journée tire à sa fin, le soleil baissant nous offrant de magnifiques couleurs, nous embrassons une dernière fois l’horizon avant de remonter par la « chaîne ». Celle-ci ne pose de problème à personne et nous nous retrouvons rapidement au parking avec la totalité des dégaines. En résumé, une journée parfaite ! Merci à vous d’être venu si nombreux, à bientôt les amis !

Retour sur le stage des groupes Compet à Toulon

Jour 1

Nous voilà mercredi 30 octobre, il est 9h et tous les inscrits au stage des vacances de la Toussaint sont présents sur notre lieu de rendez-vous favori, le parc Sauvaigo. Ce sont donc 10 jeunes, accompagnés de leurs parents et de leur valise, qui attendent l’arrivée du minibus du comité départemental pour s’en aller visiter l’aire toulonnaise afin d’y effectuer un stage d’escalade intensif durant trois jours. Ce matin, pas d’inertie de groupe, dix minutes suffisent pour charger les bagages et faire un petit bisou à papa et maman. Les enfants sont pressés de partir et aucun parent ne souhaite les retenir. Malgré un trafic fluide les jeunes filles trouvent le temps long et décident d’utiliser leurs cordes vocales afin d’étaler leurs talents de chanteuses sur la fin du trajet.
 
 
Nous arrivons au Mont Coudon, lieu de notre première séance d’escalade, un peu avant onze heures. Nous nous emparons rapidement d’une corde et d’un lot de dégaines puis empruntons le bon sentier menant au secteur « feeling ». Ici, sans être parfait, le pied de falaise est agréable, le soleil domine mais quelques arbres chétifs nous apportent l’ombre nécessaire. Maya, dont la motivation ne fait guère de doute, est la première chaussons aux pieds et s’apprête à grimper en tête dans « Caliméro », un 5c d’une trentaine de mètres. Malheureusement elle est stoppée dans son élan par une difficulté où elle ne trouve pas de solution, retour sur le plancher des vaches. Léane, Cécile et Mani respectent les fondamentaux de l’échauffement et vont respectivement installer la moulinette dans « le dalmasso migrateur », « chronastro » et « vocalise » trois interminables 5c pendant que l’ambitieux Léon se présente au pied de « parcours santé » le seul 5b du secteur, dégaines au baudrier dans l’espoir de faire la longueur en tête. Les premiers mètres peu aisés le rappellent à l’ordre : ici son gainage et sa tonicité lui sont peu utiles et Léon bute au deuxième point avant de redescendre. Romain tente alors sa chance et, à l’aide d’une prise cachée, trouve la solution puis s’élève sur une bonne partie de la voie. Néanmoins, il sera également stoppé par un nouveau « crux » qui le contraindra à redescendre. Mais cette cordée est opiniâtre. Léon y retourne puis, à force d’acharnement, parvient à aller encore un peu plus haut. Bravo les garçons pour votre beau travail d’équipe ! Esteban profite de la moulinette pour explorer sa première voie dont il parcourt l’intégralité sans difficulté. Il sera suivi par Maya. Romane, sans stress, enfile ses chaussons et enchaîne également  » Chronastro », sa descente signe la tant attendue pause déjeuner. Chacun trouve sa zone d’ombre et dévore ses victuailles avant l’habituelle dégustation de bonbons.
 
 
Une fois les batteries rechargées, nos jeunes sont prêts et retournent grimper avec entrain. Mani s’encorde et s’en va en tête défier « la fée clochette » un 6a+ de 35 mètres. Maya, Romain, Léon et Esteban, pleins de bonne volonté,  enchaînent les différents 5+ du secteur. De leur côté les grandes s’occupent dans « les flirts du mâle », un 6b que Lia est proche d’enchaîner mais tous les connaisseurs le savent, le calcaire toulonnais ne se laisse pas dompter facilement. Léane joue même son va-tout dans « Chlorodose » un 7a dans lequel les prises se font rares.  Cette dernière tentative marque la fin de notre première séance de falaise. Après le rangement des cordes et dégaines nous remontons rapidement aux voitures et filons vers « bloc session » pour le 2ème round.
 
 
Il est autour de 17h30 lorsque nous mettons les pieds sur les tapis. Pour cette séance nous resterons un maximum groupés en essayant de s’inspirer les uns des autres. Après un rapide rééchauffement, nos jeunes commencent à se frotter aux blocs durs. Contrairement à la falaise, ici les prises sont visibles et permettent aux enfants d’exprimer facilement tout leur talent sous les yeux admiratifs des badauds. Il faut dire que ça dépote sévère et que nos jeunes empilent les blocs de manière impressionnante. Romain, Romane, Maya, Léon et Esteban font un nombre pléthorique de blocs de difficulté violette (autour de 6b bloc) pendant que Mani, Mélia et Baptiste s’offrent quelques blocs noirs (autour de 6c bloc). Le duo Lia-Léane sort le grand jeu et, au nez et à la barde de l’élite locale, plie les blocs gris (environ 7a bloc). Plus tard, Mani ainsi qu’Esteban frôlent l’entorse et nous rappellent que, même sous ses airs débonnaires, la salle de bloc reste un endroit à risque et qu’il est primordial de respecter les consignes de sécurité. Voilà deux heures que nous tournons sur les tapis et la fatigue se fait désormais ressentir. Sans trainer nous plions bagage puis mettons la clé sur le contact direction « la maison des frères », notre lieu de villégiature située au Beausset. Nos dortoirs ainsi que la salle à manger sont les mêmes que l’année dernière et nous nous réapproprions rapidement l’endroit. Au menu ce soir c’est pâtes à la bolognaise ! Léane est aux commandes et nous sommes ses commis. Quelques ordres plus tard, la viande et les oignons sont cuits, les pâtes sont al dente, reste à effectuer le service. Sans exception les jeunes dévorent, il faut dire que la journée fut longue. Nous finissons le repas à presque 22h. Sans plus trainer nous envoyons tout ce beau monde au lit et malgré la fatigue générale certains chahutent encore. Quelques minutes suffisent à obtenir le silence et c’est enfin l’heure d’un repos bien mérité.
 
 

Jour 2

Charge mentale oblige, les filles se lèvent tôt, ont le temps de sérieusement entamer le pot de pâte à tartiner alors que les garçons larvent encore. Une bonne heure leur sera nécessaire pour rétablir la parité. Une fois tout ce beau monde debout et les sandwichs préparés nous pouvons prendre la route pour Sainte Anne d’Evenos où se dresse la falaise de « La Jaume », notre secteur du jour. Le topo annonce 25 minutes de marche d’approche mais nous savons qu’avec des enfants nous pouvons parfois doubler les temps indiqués. Au bout de quelques centaines de mètres les bifurcations se multiplient et j’ai le malheur de faire le mauvais choix. Nous nous élevons d’abord sur un bon sentier mais petit à petit celui-ci se réduit pour laisser place au maquis. Nous sommes déjà bien engagé et faire demi-tour serait trop casse-moral. En conséquence nous nous entêtons. Après s’être égratignés les mollets nous retrouvons le chemin au balisage bleu puis découvrons enfin le pied des voies. Alexis qui par curiosité avait lancé le chronomètre regarde sa montre et nous annonce notre temps : 1h02. Parfois, ignorer ce qu’il nous attend est préférable. Enfin nous posons nos sacs et, après avoir trouvé un coin d’ombre, nous nous équipons. Mani se lance dans « Lucy lucke », un 5c au profil dalleux. Au bout de quelques mètres Mani couine et peste contre le manque de prises. Arf maudite falaise. Mélia, assurée par Maya, s’en va en tête dans « coquelicot de droite » un 5b+ de grande classe. Le début n’est déjà pas aisé mais Mélia s’en sort à merveille, reste à gravir le dernier surplomb. Mélia s’engage, trouve les deux bacs salvateurs et, avant même de clipper le relais, s’autorise une suspension uniquement avec les mains. Léon lui aussi est très motivé pour grimper en tête, il prend une corde, un jeu de dégaines et se pose au pied de « voler c’est pas bien » un 5b d’une vingtaine de mètres.  Malgré un départ ne posant pas de problème, le benjamin du groupe est précautionneux et prend son temps. Il s’élève calmement jusqu’au moment où, alors qu’il s’apprête à passer la corde dans la dégaine, il zippe et tombe sur plusieurs mètres, le tout la tête en bas. Tomber avec  » le mou dans la main » est le pire des scénarios, la chute en est forcément impressionnante voire effrayante. Romain, qui était à l’assurage, finit de descendre Léon puis nous prenons soin de nous assurer de sa bonne santé physique et mentale. À l’évidence Léon se porte bien, il souhaite même regrimper tout de suite mais en « moul » dit-il. Solide le bonhomme ! Durant ce temps, Esteban, Baptiste, Romane , Cécile et Alexis grimpent dans les différents 5c. Lia enchaîne en tête « hors jeu » un 6a plutôt en fissure. Bravo Lia ! Le soleil est au zénith et au grand bonheur des enfants l’heure est à la pause déjeuner.  À l’ombre d’un petit surplomb, nous apprécions nos sandwichs faits maison.
 
 
Post prandial nous nous décalons d’une cinquantaine de mètres sur la gauche afin de découvrir un nouveau secteur. Le hic est qu’ici le thermomètre monte encore d’un cran et que nos gourdes s’assèchent. Effectivement certains n’ont plus d’eau et, alors qu’il n’est pas 15h, nous en sommes déjà à rationner et à partager le précieux liquide qu’il nous reste. Malgré tout, les jeunes grimpent. Romain tente sa chance en tête dans « glandeur nature » un 5b dans lequel il sera stoppé à la 4ème dégaine. Maya et Mélia qui souffrent pourtant beaucoup de la chaleur, s’accrochent aux prises dans « y’a pas de mêêê », un 5c au départ déroutant. Léane y va crechendo en enchaînant un 6b, un 6b+ puis chutera dans un 6c+ apparemment « morpho ». Sa copine Lia en profite pour prendre les différentes moulinettes avec plus ou moins de réussite en fonction de son degré de nonchalance. Léon et Esteban enchaînent toutes les voies de leur niveau et font un nombre satisfaisant de mètres d’escalade. Mani s’essaye dans « Saperlipopette », un 6b dont il parcourt la première moitié avant de choir. Baptiste, Romane et Romain profitent de la moulinette dans « une santé de fer » un 5c où le placement est de rigueur. Le soleil décline et passe enfin derrière la montagne. Le lieu devient vivable mais les choses sont parfois mal faite, il nous faut rentrer avant la nuit pour espérer prendre le bon chemin. Après le sempiternel rangement de cordes, nous mettons les sacs sur le dos et descendons au milieu des grès d’Evenos sans histoire jusqu’aux voitures. En face du parking se trouve une station service, j’y file acheter de l’eau. A la vue des bouteilles les jeunes sont hystériques, semblables à des groupies rencontrant leur star préférée et je dois avouer avoir trouvé ça chouette. En effet, voir cette jeune génération être capable de se réjouir d’un plaisir simple m’a comblé. La nuit tombe, il n’est plus question de traîner car ce soir c’est halloween et les enfants ont des projets. Après s’être vêtus de leur déguisement et maquillés de faux sang vient l’heure de la chasse aux bonbons. Nous sortons donc arpenter les rues adjacentes en quête de sucreries. Le succès est relatif, un bon nombre d’enfants sont déjà passés par là et les bonbons se font rare. Nous déambulons une heure avant de retourner sur la place centrale où Cécile entraîne les filles à danser sur une musique traditionnelle puis rentrons sagement à « la maison des frères » retrouver Lia et Léane qui s’affairent à préparer le poulet curry du soir. Il est tard et chacun engloutit son assiette avant d’avoir le droit à son verre de salade de fruits. Au vu du programme chargé du lendemain, au grand dam des enfants, nous decrétons un réveil matinal et allons naturellement nous coucher.
 
 

Jour 3

Ce matin nous jouissons des premiers rayons de soleil en prenant le petit déjeuner dans le jardin. Après les derniers détails nous quittons les parages pour nous rendre au « Baou des quatres ouros », site historique Toulonnais. Aujourd’hui les enfants retrouvent des couleurs, en plus d’avoir pris plusieurs bouteilles d’eau, la marche d’approche est de 8 min chrono. Bien que ce soit le dernier jour, la plupart garde une belle motivation. Aujourd’hui Léane a des ambitions, elle s’échauffe directement dans « Cuisse chaude » un 6b long et physique. Comme à l’habitude elle est suivie par Lia. Mélia décide de s’aventurer en tête dans « wall E » un 5b dans lequel un crux aura raison de ses velléités. Maya, couragement, essaye à son tour et passe ce pas de bloc. Elle s’applique dans la fin de voie et clippe le relais ! Voilà qui fait plaisir. Ce dernier jour récompense tes efforts, ta volonté et ton attitude. Félicitations ! Romain pose les paires dans « Manfred » un 5a prisu. Il est suivi par son compagnon de cordée Léon qui, après sa chute de la veille, renoue avec la tête et démontre ses qualités mentales. Dans cette même voie Romane affronte ses appréhensions en grimpant au dessus du point et s’en sort à merveille. Esteban prend toutes les moulinettes et va même essayer « Zorbec le gras », un 6a+ très athlétique pendant que Léane s’attaque à « Mata virgem » un 7a majeur très déversant. Dans ce profil à condition physique Léane ne bronche pas beaucoup et signe sa plus belle perf du séjour en sortant la voie à vue. Mani sort un peu de sa zone de confort et va se frotter à « Caduta massi » un 6a interminable et franchement pas cadeau. À l’aide une belle persévérance et d’un engagement certain Mani clippe le relais et peut être fier de lui. Baptiste, pas franchement convaincu, prend la moulinette puis, après un début de voie bien maîtrisée, se décourage trop facilement quand la difficulté s’accroît. Malgré tout, cette cordée a de la ressource. Mani va maintenant dans « Indexplosion », un 6a fait de pas de blocs et de bons repos. Alors qu’il pense cela infaisable, il randonne tous les crux et s’offre une nouvelle croix. Baptiste s’encorde et, sans autre forme de procès, enchaîne le 6a. Bravo les garçons ! Sans compter qu’avec de l’optimisme vous ferriez bien mieux. En une matinée, les jeunes ont grimpé trois à quatre voies et méritent amplement leur sandwich. Une fois de plus nous cherchons l’ombre car la tempête de ciel bleu perdure. Nous pouvons dire que nous abordons l’hiver avec notre dose de vitamine D.
 
 
Après le repas certains ont le temps de faire une dernière voie avant de ranger le matériel et de redescendre aux voitures. Il est 14h quand les portes automatiques de « vertical art » s’ouvrent pour ce qui sera notre dernier acte. Aujourd’hui encore nous restons groupés afin d’apprendre des autres. Bien que cela soit la cinquième séance en trois jours, nos grimpeurs regorgent d’énergie. Cette dernière serait-elle étroitement corrélée à la motivation ? Quoiqu’il en soit, en bons mutants de la résine, les jeunes performent encore. Léon et Esteban, dont la timidité a disparu, montrent encore une fois leurs qualités musculaires en enchaînant des blocs durs. Mani trouve enfin les prises et toppe quelques blocs ardus pendant que son acolyte Baptiste, dont l’appréhension s’est envolée, retrouve son dynamisme. Romain, un peu en dessous physiquement, compense par une belle envie. De son côté, entre deux blocs, Romane aime exagérément flâner sur les tapis. Romane on en a déjà parlé ensemble et peut-être ai-je été maladroit mais tu gagnerais beaucoup à augmenter ton volume d’escalade. Mélia et Maya font largement le job pendant que Lia peut enfin s’exprimer dans de vraies dalles techniques. Léane fait plusieurs démonstrations de coordinations, de compressions, de talons, de contres pointes et nous montre que l’entraînement paye. Le tour de la salle est maintenant terminé et après une dernière gaufre il nous faut regagner nos quartiers.
 
 
Ce stage touche à sa fin et avant de conclure je me dois de remercier Alexis et Cécile sans qui ce stage n’aurait pas été réalisable. Merci à vous pour votre aide, que ce soit à la falaise, dans les dortoirs ou en cuisine ! Merci aussi aux enfants d’avoir été de bonne compagnie, d’avoir su se mélanger, de m’avoir fait beaucoup rire et peu pleurer. Nous avons partagé un moment de vie qui, je l’espère, nous sera profitable à tous. L’escalade est un prétexte pour se retrouver, fabriquer des souvenirs et passer des vacances sportives. Au moins, par ce prisme, il me semble que ce fut une réussite. En espérant que votre retour à l’école soit aussi satisfaisant que votre niveau d’escalade, je vous dis à bientôt pour de nouveaux entraînements.