Championnat régional de difficulté au Pontet

Les compétitions officielles s’enchaînent ! Après le championnat départemental la semaine dernière, ce week-end se tenait le championnat régional, qualificatif pour la demi-finale sud du championnat de France, qui aura lieu dans à peine 3 semaines.

C’est la toute nouvelle salle du Pontet, au sud d’Avignon qui accueillait l’événement. Je vous passe le refrain habituel comme quoi on aimerait bien une salle comme ça dans le 06 ? En fait non, c’est vraiment frustrant de voir des salles qui fleurissent partout en France et que dans le département on galère pour proposer des conditions d’entraînement qui permettent à nos jeunes d’espérer se hisser ou se maintenir au meilleur niveau…

Bref. Au programme de cette compétition, 3 voies de qualification avec accès à la finale pour les 8 meilleurs du jour (ou un peu moins selon le nombre de concurrents en lice dans les catégories).

Emma ouvre le bal samedi matin chez les U18F. Elle manque souvent de réussite en compétition et ses résultats ne reflètent pas l’implication et la motivation qu’elle déploie à l’entraînement. Malgré de gros progrès dans la gestion de la pression, cette compétition ne sera une nouvelle fois pas à la hauteur de ses attentes.

Si la voie 1 ne lui pose pas de problème, elle zippe sur une prise en plastique dans la voie 2, à cause d’une erreur de pied. Et que dire de la voie 3… Un départ bien teigneux sur de gros plats fuyants la ramène au tapis dès la première dégaine et ce n’est pas la seule. Son score de 3+ restera sans doute dans les annales 😉

Elle termine 14ème et le circuit s’arrête là. Mais on sait que tu en as sous le coude, et ton investissement finira par payer… 2026, l’année de la réussite !

Du côté de Mathéo, l’enjeu est faible. Ils sont 11 participants pour 10 places qualificatives, avec probablement des qualifiés d’office, il n’y a pas trop de soucis à se faire ! En topant les deux premières voies et en montant assez haut dans la dernière, il décroche sa place pour la finale du jour. À l’issue de cette dernière voie qui départage bien, il se classe 5ème.

Dimanche, place à nos deux U16 Lia et Hanaé. Toutes deux valident la première voie sans difficulté, puis chutent sur le même mouv à la 8° dégaine de la voie 2.  Hanaé grapille quelques mouvs de plus dans la dernière voie, ce qui lui permet d’accrocher la 9° place… aux portes de la finale. Lia quant à elle se classe 11°,  satisfaite de sa prestation.

La bonne nouvelle du jour est que nos deux grimpeuses, comme Mathéo la veille, se qualifient pour la prochaine étape de ce circuit national de difficulté. Rendez-vous donc le week-end des 19 et 20 avril du côté de Toulouse pour la demi-finale sud du championnat de France.

Tous les résultats ici.

Retour sur la journée TA au rocher de Bayonne

Depuis que nous avons investi dans l’achat de coinceurs en tout genre pour le stage en Corse l’an dernier, nous voilà en capacité d’organiser une sortie en « terrain d’aventure » chaque année. Et le site du rocher de Bayonne dans l’Esterel s’y prête plutôt bien !

Nous voilà donc sur le parking à distribuer le matériel, assez lourd et conséquent, entre les cordes, les dégaines et les différentes protections, avant d’attaquer la plutôt longue marche d’approche qui nous amène au pied de la falaise. Cette fois, pas de difficulté, on ne se perd pas ! On commence à connaître.

L’an dernier, nous étions allés sur la gauche du secteur, qui garde l’ombre plus longtemps. Les températures étant tout juste en train de remonter après un hiver pas franchement rude, nous décidons de nous essayer dans les voies de droite, à l’ombre le matin mais au soleil plus tard. J’en avais testé quelques-unes avec Cécile l’an passé, je pouvais un peu guider les première cordées.

J’envoie donc la cordée Djé/Sandrine dans Concialiabule, un joli 5a qui remonte une fissure irrégulière mais assez facile à protéger selon moi (moins, selon Djé !)
Philippe en bon vétéran, part directement dans C’Alpin, un 5b qui déroule, assuré par Florian, tandis que Gautier part dans sa voisine, Ca va bayonner en 5a+ où il lui manquera quelques gros friends pour être parfaitement à l’aise.
Juste à côté d’eux, j’installe la moulinette dans Le souffle du rat, 5b+ au départ un peu péteux mais splendide ensuite.
Julien s’engage dans Hallucinoé, un 5b+ de 35m qu’il grimpe avec brio tandis Mathieu s’engage dans Destination Vega, un 4 peu engageant mais comme les voies faciles ne sont pas légion, il faut bien commencer quelque part.
Et un peu plus à droite, Alexis s’attaque à Les yeux qui pétillent, un 4 qu’il qualifiera plutôt de 5 où il laissera les protections en place pour que Laura y grimpe en tête également.

La grimpe en TA, ça prend du temps. Rester concentré, choisir ses protections, assurer ses appuis… Ceux qui sont au sol sont obligés de patienter un peu le temps que les moulinettes soient installées. Le soleil ne touche pas encore la paroi et un petit vent bien glacé nous pique un peu les oreilles mais il suffit de se reculer de quelques mètres pour ressentir la chaleur de notre étoile.

Finalement, 7 cordes mais comme on est un groupe de 20, je continue de grimper. J’installe la deuxième longueur au dessus de Destination Vega avec Brigidini, une superbe fissure rectiligne en 5b+ puis La mousse te guette, un 5c au départ bien forçu qui en fera échouer plus d’un ! Ce 5c donne accès à deux 6a et Olivier se lance en moulinette dans Le tablier du forgeron et sa belle fissure attirante. Il en profite pour mettre la moulinette dans le 6a+ d’à côté, Golgotha, que nous sommes heureux de ne pas avoir à grimper en tête tant la section dure est difficile à protéger.

Pendant ce temps, chacun s’essaie aux voies proposées, dans une escalade plutôt intéressante. En revanche, la roche est par endroit encore assez friable et certains blocs instables et on entend régulièrement hurler des « CAILLOU !!!! ». Port du casque indispensable et précaution absolue, tant en grimpe qu’en bas des voies. On pourrait presque qualifier certains endroits comme des couloirs d’avalanche ! Hélène en fait les frais et se prend une pierre sur le front et la sonne pour un moment.

Il est 14h30 passées quand nous nous arrêtons pour la pause déjeuner. Le décalage horaire nous donne la possibilité de reculer un peu les cris de nos estomacs mais certains ont bien faim. Quelques sandwichs et gâteaux plus tard, nous voilà repartis. Philippe, décidément à l’aise avec la pose de coinceurs, se lance dans un 5c à droite du secteur, Ryothera. Il se prend 2 plombs sur le premier friend posé, un n°3 qu’on remercie d’avoir bien fait on office, avant que je ne prenne le relais et installe la moulinette.

Delphine et Isa ont pu faire quelques voies mais Delphine a le dos bloqué et les deux amies décident de redescendre et faire un petite balade sur les rives du Blavet. Les Gouix, habitués à partir un peu plus tôt que le reste du groupe, ne dérogent pas à la règle et nous quittent, de même qu’Hélène qui ne voulait pas rentrer trop tard.
Les autres continuent de grimper à leur rythme, certains s’essayant à poser des protections en moulinette avant de les récupérer à la descente.

Finalement vient l’heure de tout ranger et compter le matériel. Les cordes tombent pendant que nous entendons la toujours très expressive Roxane se démener dans une dernière voie.

Au final, ce secteur était un peu plus dur que celui de l’an dernier mais avec pas mal de lignes très jolies. Le rocher demande encore beaucoup de prudence et il faut être très vigilant à la chute de pierres, ce qui n’est pas une mince affaire quand on est un gros groupe. Les cotations peuvent parfois être un peu surprenantes et c’et souvent le départ des voies qui donne la difficulté, ce qui n’est pas forcément agréable. La prochaine fois on prendra quelques pads pour améliorer d’éventuelles réceptions. Enfin, ce fut une très belle journée où les plus aguerris ont pu se perfectionner dans la pose des coinceurs, les autres s’y initier un peu même si je regrette l’absence de voies très faciles. On ne peut pas tout avoir !

On y reviendra sûrement l’an prochain, à moins qu’on ne décide de faire un essai à la Tour sur Tinée.